La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

SAINT CHARBEL

 

Un nouveau miracle attribué à saint Charbel attire les foules aux Etats-Unis

30.01.2016 par Jacques Berset

Il y a deux mois, Dafné Gutierrez, une Hispano-américaine mère de trois enfants, est déclarée aveugle par les médecins. Après s’être rendue à l’église maronite de Saint Joseph, à Phoenix, capitale de l’Etat américain de l’Arizona, pour y prier devant la relique de saint Charbel Makhlouf, saint patron du Liban, elle a retrouvé la vue

QUI EST SAINT CHARBEL

 

Saint Charbel, né Youssef Antoun Makhlouf à Bekaa Kafra (Liban Nord) le 8 mai 1828, et décédé le 24 décembre 1898, est un prêtre et moine-ermite libanais de Église maronite, ayant prononcé ses vœux religieux au sein de l'Ordre libanais maronite. Depuis sa mort, c'est un saint thaumaturge, dont le tombeau n'a jamais cessé d'attirer des pèlerins toujours plus nombreux, chrétiens et non chrétiens et de toutes cultures. Il est officiellement le saint patron du Liban. Il est béatifié en 1965 et canonisé en 1977 par le pape Paul VI, et il est liturgiquement commémoré dans l'Église catholique entière le 24 décembre1,2, jour de sa mort, et aussi dans le rite romain par une mémoire facultative le 24 juillet (Calendrier romain général)

 

Le 16 décembre 1898, alors qu'il récitait la prière liturgique « Père de Vérité » au cours de sa messe matinale, assisté d'un acolyte, le Père Charbel est atteint de paralysie. Alité dans son ermitage, il entre dans une sereine et silencieuse agonie qui allait durer huit jours, pendant laquelle il ne cesse de répéter cette unique parole de prière liturgique, d'une voix à peine audible : « Père de Vérité, voici votre Fils... ». Le 24 décembre, à 5 heures du soir, durant la Vigile de Noël, il rend son âme à Dieu.

Dans les heures qui suivent sa mort, les moines qui le veillent remarquent qu'une exsudation sanguine suinte à la surface de son corps. Après les obsèques qui ont lieu le jour de Noël, il est enterré sans cercueil, à même la terre, selon la tradition de l'ordre monastique auquel il appartient. La nuit du 25 au 26 décembre, quelques heures après sa mise en terre, des clartés inexplicables apparaissent autour de sa tombe, marquée d'une simple croix de bois, dans le cimetière des moines attenant au monastère ; des paysans, apercevant de loin ces luminosités, viennent s'en enquérir au monastère. Les moines, qui avaient constaté le même étrange phénomène, ne parviennent pas à repérer la source de cette luminosité dans la zone où le Père Charbel venait d'être enterré. La rumeur de la sainteté de Charbel se répand ; bientôt une foule, qui ne cessera de grossir dans les jours suivants, viendra prier et se recueillir devant son humble sépulture à laquelle les moines acceptent de donner accès ; on y vient de toutes les localités des environs. Des malades y sont bientôt conduits qui demandent au défunt des grâces d'intercession. Au bout de 45 jours d'expectative et d'hésitations, les autorités ecclésiastiques finissent par ordonner une première exhumation, le 8 février 1899. Une fois nettoyé de la terre, on trouve son corps absolument intact et souple, sans la moindre décomposition. Il est alors relavé, revêtu de vêtements monastiques neufs et placé cette fois dans un cercueil de bois, qu'on transfère à la chapelle du monastère où il est emmuré. C'est ce nouveau tombeau qui, à travers le mur, suinte bientôt comme un constant exsudat sanguin. Après quelques semaines, une nouvelle exhumation est autorisée ; l'ouverture du tombeau a lieu en présence de plusieurs médecins qui constatent qu'un liquide "huileux", ayant une odeur de sang frais, est en train de sourdre des pores du saint moine sur toute la surface de son corps. Cet épanchement au cours des semaines écoulées avait été si abondant que les vêtements monastiques durent être à nouveau changés. On emmure à nouveau le cercueil derrière une paroi maçonnée sans interstices.

Vingt-huit ans plus tard, en 1927, le pape Pie XI ordonne une première exhumation officielle, pour une nouvelle expertise médicale. Le même phénomène d'épanchement est de nouveau constaté. Le corps fut cette fois placé dans un cercueil de bois de cèdre doublé d'un cercueil de zinc.

Vingt-trois ans plus tard encore, le 25 février 1950, le suintement rosâtre se reproduit de nouveau hors du tombeau, cette fois au pied du mur de cloison. Après un délai, le pape Pie XII autorise une nouvelle exhumation. Elle a lieu en présence du supérieur de l’Ordre libanais maronite

« ' Tous les vêtements étaient littéralement imbibés de liquide séreux, et, çà et là, tachés de sang, spécialement l’aube. Le liquide, répandu sur tout le corps, s’était coagulé, comme solidifié par endroits. Cependant, le corps conservait toute sa souplesse, et on pouvait plier bras et jambes. »

 

Le procès de béatification (1965)

- Guérison complète, instantanée et définitive, devant la tombeau du Vénérable Charbel, en 1950, de la sœur Mariam-Abel Kamari (Congrégation des Sœurs des Saints-Cœurs), âgée de 30 ans, atteinte d’une ulcération chronique généralisée de la peau depuis 14 ans.

- Guérison complète, instantanée et définitive, devant la tombeau de Vénérable Charbel, en 1950, d'Alexandre Obeid, forgeron libanais de la ville de Baabdat, aveugle de l’œil gauche par suite d’un déchirement irréversible de la rétine.

 

Le procès de canonisation (1977)

- Guérison complète, instantanée et définitive, devant la tombeau du Bienheureux Charbel, en 1966, de Marie Assaf Arouad, de la ville de Hammana, au Liban, âgée de 68 ans, souffrant d’un cancer incurable de la gorge (carninome épidermoïde indifférencié),